Mot d’accueil et sens de la célébration par le Père Antoine Kopfo, chapelain de Laghet

Liturgie de la Parole: La parabole du bon Samaritain : Lc 10,29-37

Frères et sœurs,

Pour notre méditation de la parole de Dieu au cours de cette prière de guérison, le  texte biblique choisi est  la parabole du bon Samaritain, un passage  bien connu de nous, tiré de l’évangile selon Saint Luc 10 29 -37.

 Alors qu’un docteur de la Loi, qui, croyant  avoir une bonne capacité de bien connaître la loi et surtout de l’observer parfaitement, pose  la question à  Jésus pour savoir  exactement qui est  son prochain qu’il doit aimer, notre Seigneur lui donne comme réponse cette parabole.

Frères et sœurs, dans l’histoire que nous a racontée Jésus dans cette parabole, on peut retrouver 3 bonnes images qui nous parlent fortement. La première image est celle de l’homme blessé. La 2nde est celle du prêtre juif et du lévite. Et la 3ème est celle du samaritain.

Mais l’image  la plus parlante est celle  du Samaritain qui a fait preuve d’une grande bonté envers l’homme blessé. Oui, la bonté est la plus grande preuve d’humanité. Le pape Léon 14 a  choisi pour la Journée mondiale des malades de  cette  année le 11 février 2026 le thème intitulé : « La compassion du Samaritain : Aimer en portant la souffrance de l’autre. » Oui, le vrai amour sacrifie tout. Tel est le bon samaritain.

Tandis que l’homme  blessé représente notre humanité blessée par le péché et ses conséquences (Infirmités physiques, morales, psychiques, spirituelles, solitude et deuil…), où, bien souvent chacun demeure indifférent au sort de l’autre, Jésus qui n’est nul autre que le bon Samaritain, vient se pencher sur nos misères, pour nous soigner et nous  sauver. Ayons donc pleine confiance en Lui. Disons comme Ste Faustine :  « Jésus miséricordieux, j’ai confiance en toi ! »

Car, frères et sœurs, c’est la miséricorde qui est au cœur de cette parabole, cette  miséricorde qui n’est rien d’autre que l’amour qui se traduit par des actes de compassion et  de générosité envers les autres, surtout envers ceux qui sont dans le besoin. 

Le vrai prochain dont il est question dans cette parabole, mon frère, ma sœur, c’est  toute personne qui a besoin de notre aide, quelle que soit son origine, sa culture ou sa condition. C’est la personne qui est à côté de toi et qui a besoin d’un coup de main.  C’est le sans abri qui a besoin d’un repas chaud. C’est  le réfugié qui a besoin d’un refuge sûr. C’est le malade qui a besoin des soins. C’est le prisonnier qui a besoin de soutien ou l’étranger qui a besoin d’un sourire.

Oui, comme le samaritain  le fait pour ce  blessé anonyme donc chacun pouvait s’identifier, en lui prodiguant dans sa miséricorde tous les soins, ainsi soyons à notre tour, les apôtres de cette miséricorde divine auprès de nos frères et sœurs  en apportant la paix et la réconciliation,  la guérison et la restauration,  l’amour et la transformation individuelle ou collective.

Seigneur, que ton amour miséricordieux soit sur nous comme notre espoir est en toi. Comme le bon Samaritain,  viens  au secours de nos faiblesses et de nos misères. Amen !« Lequel des trois, à ton avis a été le prochain de l’homme tombé aux mains des bandits ? Le docteur de la loi répondit : «  Celui qui a fait preuve de pitié envers lui. » Jésus lui dit : «  Va, et toi aussi, fais de même. »